La Vocation

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Comment vous sentez-vous dans ce que vous portez en ce moment ?

Sophie Fontanel est la femme qui rêve de « faire sourire la mode » et de lui redonner ses lettres de noblesse. A la fois journaliste et romancière, l’ancienne directrice de la mode au magazine « Elle » a tenu au printemps dernier une conférence autour de la mode et des réseaux sociaux, au salon du Livre de Genève.

Suite à cette conférence était organisée une rencontre avec les lecteurs, le temps d’une dédicace. Parmi les livres exposés, son tout dernier roman, « La Vocation » (Editions Robert Laffont), me faisait de l’œil.

Sophie Fontanel y romance sa jeunesse, entre étés à Saint-Tropez, études de linguistique, lumières de New York et petite culotte Chanel mais aussi le passé familial, depuis le jour où sa grand-mère Méliné a émigré d’Arménie en France avec, glissée dans la manche, une page de Vogue.

S’il n’y est pas particulièrement question d’écologie, Sophie Fontanel raconte dans « La Vocation » son adoration des beaux vêtements, reçue en héritage de Méliné. Je désirais donc parler tout de même sur Effleure de ce roman élégant, qui raconte l’importance de la transmission des passions, mais aussi de l’identité forgée par, notamment, nos habits.

Pourquoi parler alors sur Effleure ? Parce que, même si elle ne parle pas de la pollution des champs de coton, du gaspillage de l’eau ou des conditions inhumaines de production des chaussures, Sophie Fontanel redonne aux vêtements la place merveilleuse qu’ils méritent.

« Je te jure (…), j’aime les habits à en mourir depuis que je suis gosse. Tous les matins, avant d’aller à l’école, je cousais le bas du pantalon pour le transformer en jodhpur. Et je le rentrais dans mes bottes. Et après les cours, j’enlevais la couture, parce que ma mère détestait quand une couture était approximative. » (page 32).

effleure.com_celiane

Après la lecture de ce livre, deux choses me sont apparues : tout d’abord, oui, l’habit peut faire le moine, si le moine en a envie. Mais aussi, curieusement, l’importance d’une mode plus respectueuse. En effet, je trouve que si la mode, la vraie est « la réelle irrévérence, la folle poésie» (page 143), alors elle ne doit pas se baser sur des drames. Dans mon tout premier article déjà je disais comme, selon moi, la beauté va naturellement de pair avec le respect. Et, tout comme Méliné, tout comme Sophie Fontanel, j’ai envie de partager mes idéaux d’élégance.

Bien sûr, de tels vêtements coûtent parfois plus chers, ou ils sont souvent plus rares, mais c’est justement cette recherche d’habits plus éthiques, sans concession sur l’esthétique, qui peut rendre la mode fascinante. Ne pensez-vous pas ?

Et si je n’ai pas encore de petite-fille à qui transmettre cet amour de l’élégance, la vraie, celle qui n’a rien à cacher, j’ai aujourd’hui un autre moyen de transmission : Effleure.

“There is no beauty in the finest cloth if it makes hunger and unhappiness.” Mahatma Gandhi

Céliane

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2 Commentaires

Ajoutez les vôtres
  1. 1
    Sambo

    Cela donne envie de lire ce livre…..je suis votre blog depuis peu,Michelle Sambo,ma fille m’en a parlé ….félicitations
    Je connais votre papa depuis qu’il est enfant,Habitant le même quartier que vos grands parents.
    Je me réjouis déjà de lire votre prochain article.
    Amicalement
    ¨Maja Sambo

    • 2
      celiane.deluca@effleure.com

      Bonjour Maja, je me souviens bien de vous et vous remercie beaucoup pour votre commentaire qui m’a fait très plaisir ! Je me réjouis de vous retrouver sur Effleure et vous souhaite une belle soirée.
      Amicalement,
      Céliane

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